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 Fed Funds (analyse de Kepler) (le 28/11/2007 à 17h35)
 
La récession serait aussi probable que le ralentissement aux USA

PARIS (Reuters) - L'établissement financier Landsbanki Kepler estime aussi probable un scénario de récession aux Etats-Unis qui entraînerait une chute de 10 à 15% des marchés actions qu'un ralentissement de la croissance américaine compatible avec une progression de 7 à 8% des Bourses en 2008.

L'intermédiaire continue de conseiller de surpondérer les actions dans la perspective d'un scénario de ralentissement qu'il privilégie sous l'hypothèse d'une action déterminée de la Fed qui ramènerait le taux des fed funds autour de 3% au printemps prochain.


Dans ce cas, le CAC 40 (PX1) terminerait l'année sur des niveaux de 5.800 points, le FTSE à 6.400, le Dax à 7.800 et le S&P 500 à 1.560 points.



Le scénario noir d'une récession résulterait d'une poursuite de l'ajustement brutal du marché immobilier américain dont les niveaux d'activité sont en forte baisse et, fait exceptionnel, les prix aussi, a expliqué Christophe Donay, stratège de l'intermédiaire lors d'une présentation.



Il rappelle d'ailleurs que la situation actuelle de baisse des prix des logements et de contraction des dépenses de construction s'est dans le passé toujours accompagnée d'une récession.



En cas de ralentissement prononcé de l'économie américaine, chiffré entre 1 et 2 points de PIB, "le reste du monde ne sera pas épargné", prévient Christophe Donay qui souligne la dépendance d'une grande économie émergente comme la Chine aux exportations notamment à destination des Etats-Unis.



Il estime que la croissance mondiale reviendrait sur des niveaux de 3% l'année prochaine contre 5,2% attendu par le FMI qui avait revu sa prévision en hausse de 0,3 point fin juillet en estimant que les dommages de la crise du secteur des prêts hypothécaires à risques ("subprime") aux Etats-Unis semblaient "devoir rester en grande partie contenus".



"ÉCHAPPER AU SCÉNARIO DU PIRE"



La poursuite de l'éclatement de la bulle immobilière américaine dont Christophe Donay estime qu'elle représente 5.000 milliards de dollars entraînerait une contraction de la consommation des ménages qui contribue à hauteur de plus de 70% au PIB américain.



Quatre raisons le conduisent toutefois à considérer qu'il est possible "d'échapper au scénario du pire".



La première est "l'attitude 'contra-récessionniste' de la Fed" qui devrait l'amener à "mettre l'inflation entre parenthèses" pour resolvabiliser les ménages américains. Encore faut-il que la Fed baisse fortement et rapidement ses taux directeurs, souligne Chistophe Donay.



Selon les taux futures, le marché anticipe un assouplissement supplémentaire de 25 point de base lors du FOMC du 31 octobre après les 50 points de base annoncés lundi.



Le recours à la politique fiscale sous la forme d'allègements d'impôt pourrait aussi pourrait permettre de soulager les ménages américains, notamment les plus exposés à la crise immobilière, avance-t-il.



Il souligne par ailleurs que le "couple investissement-emploi continue de fonctionner aux Etats-Unis avec une croissance de l'investissement productif de l'ordre de 5% à 6% l'an qui permet une croissance de l'emploi de l'ordre de 1% à 1,2%.



"L'investissement productif ne crée de l'emploi qu'à condition que la croissance du PIB soit supérieure à 2%", prévient-il toutefois.

Enfin Christophe Donay rappelle que "les entreprises sont encore en bonne santé" et que les niveaux de valorisation de marché n'intègre pas la progression attendue des profits cette année (10% selon le consensus) et l'année prochaine (7 à 8% dans un scénario de ralentissement de la croissance). Il relève par ailleurs que les primes de risques sont revenues à des niveaux historiquement élevés aussi bien sur les actions américaines qu'européennes alors que les PER sont proches de leur moyenne de long terme.
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 impacte des greves sur l economie (le 24/11/2007 à 15h23)

Grève: un coût certain pour les entreprises, mais limité pour l'économie

2007-11-24 13:18:34
PARIS (AFP)

© AFP
Un CRS garde l'accès à un train de fret, à Clermont Ferrand
Un CRS garde l'accès à un train de fret, à Clermont Ferrand

La grève dans les transports représente un coût certain pour les entreprises, notamment dans l'industrie, le commerce et l'hôtellerie, mais qui reste limité pour l'ensemble de l'économie, selon les experts.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a évalué en début de semaine le coût du conflit contre la réforme des régimes spéciaux de retraite entre "300 et 400 millions d'euros par jour", soit entre 2,7 et 3,6 milliards pour les neuf jours du mouvement.

Vendredi, les économistes de l'Insee évoquaient un montant beaucoup plus faible, "de l'ordre d'un demi-milliard pour l'ensemble de la grève". "L'effet sur la croissance du 4e trimestre sera faible, de l'ordre de 0,1 point de PIB, et encore plus faible sur l'année", a-t-on indiqué à l'Institut.

Sans donner de chiffres, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé le coût du mouvement "incalculable" et "probablement gigantesque".

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a évoqué vendredi une perte de chiffre d'affaires "importante" pour beaucoup d'entreprises. Faisant état de "difficultés de trésorerie" pour les plus fragiles, elle a réclamé un "paiement étalé" de leurs échéances sociales et fiscales.

Premier groupe touché, la SNCF évalue les pertes à quelque 20 millions d'euros par jour, dont la moitié pour le fret, déjà en crise chronique.

La société nationale a annoncé vendredi qu'elle allait dédommager les usagers, y compris les abonnés, des grandes lignes, des trains régionaux et franciliens. La RATP, auquel le mouvement a déjà coûté quelque 4 millions d'euros par jour, fera de même.

Les deux entreprises, qui ont par ailleurs fait des économies pendant la grève sur les salaires non-versés et leurs coûts d'exploitation, n'ont pas chiffré le coût des indemnisations.

Pour l'impact sur le tissu économique, le directeur général du Fret SNCF, Oliver Marembaud, a affirmé que jusqu'à une vingtaine de sites industriels avaient été proches de la rupture d'approvisionnement dans les derniers jours de grève.

Dès la semaine dernière, le leader mondial de l'acier et premier client de la SNCF, ArcelorMittal, avait "tiré le signal d'alarme", estimant que la grève pesait sur son outil industriel.

Les responsables du secteur du commerce ont signalé une baisse de fréquentation pouvant aller jusqu'à 40% ou 50% dans les grands magasins, même si la perte devrait être en partie compensée après la fin du mouvement. Un rattrapage qui sera plus difficile pour les hôtels franciliens.

© AFP.
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